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Tuesday, July 30, 2013
OCÉAN ARCTIQUE : LA FACTURE DES FUITES DE MÉTHANE POURRAIT ÊTRE TRÈS SALÉE
Des fuites massives de méthane causées par la fonte de la banquise dans l'océan Arctique pourraient coûter des milliers de milliards de dollars à l'économie mondiale, affirme un article publié mercredi dans la revue Nature.
(...)
«Si ce méthane était libéré, le temps qui nous sépare du moment où l'augmentation de la température moyenne globale dépassera les 2 °C serait raccourci de 15 à 35 ans», estime l'expert en modélisation, Chris Hope, de l'Université de Cambridge en Angleterre, dans un communiqué présentant l'étude.
(...)
Pour lire la totalité, cliquer ICI
Un article publié par lapresse.ca et relayé par SOS-planeteAny source
Thursday, June 20, 2013
Sommes nous en train de vivre une mutation climatique de grande ampleur ?
De l'ouragan Sandy à notre printemps polaire, des volcans aux tornades, en passant par les inondations, le climat ne cesse de faire la Une des journaux. Alors subissons-nous un simple printemps « pourri » et donc passager ? Où sommes-nous en train de vivre le début d'une véritable mutation climatique ?
« La météo c'est ce à quoi on s'attend, le climat c'est ce que nous obtenons... » Rien de plus actuel que cette pensée amusée de l'écrivain de science-fiction Robert A. Heinlein. Car depuis plusieurs mois, le moins que l'on puisse dire est que le climat ne cesse de faire la Une des journaux. Depuis la vague de froid en Russie et en Europe centrale cet hiver, avec plus de deux cents morts et jusqu'à un record homologué de -71,2°C en Sibérie, les inondations et glissements de terrain provoqués par des pluies diluviennes au proche-Orient, en Allemagne, en Autriche et en République tchèque, dont par exemple des inondations à Passau en Allemagne non répertoriées depuis cinq cents ans, et nécessitant parfois des dizaines de milliers d'évacuations, l'ouragan Sandy qui a mis les Etats-Unis en alerte rouge et provoqué cinquante milliards de dollars de dégâts, la chaleur en Australie où il a fait si chaud que le Bureau national de météorologie a dû ajouter une nouvelle couleur à ses cartes pour des températures supérieures à 50°C, les impressionnantes tornades - d'ailleurs plus proches de cyclones - qui ont dévasté l'Oklahoma aux Etats-Unis, les volcans en éruptions et les tremblements de terre à répétition sur l'ensemble de la fameuse « ceinture de feu », jusqu'à notre printemps français dans le froid et les précipitations.
Une fonte record des glaces de l'Arctique
Pendant ce temps, le compte rendu annuel de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) soulignait que l'année 2012 était au 9e rang des années les plus chaudes jamais observées depuis le début des relevés en 1850. Et ajoute que « la fonte record des glaces de l'Arctique en aout-septembre (chiffre inférieur de 18 % au précédent minimum record enregistré en 2007 de 4,18 millions de km2) est également un signe inquiétant du changement climatique ». Alors que le rapport Global Estimates nous informait que les événements climatiques et météorologiques extrêmes - inondations, moussons, cyclones, tempêtes - avaient conduit en 2012 au déplacement de 32,4 millions de personnes dans 82 pays, soit deux fois plus qu'en 2011.
Ce printemps polaire qui nous pourrit la vie...
Dans son célèbre film documentaire Une vérité qui dérange, Al Gore nous rappelait que le phénomène de fonte des glaciers concerne toutes les populations du globe. Mais qui s'en préoccupe vraiment ? Alors que le froid qui a régné en France et sur une partie de l'Europe est un sujet qui a été, lui, sur toutes les lèvres. « Ne dites pas de mal du temps qu'il fait, disait Charles Dickens, s'il ne changeait pas, neuf personnes sur dix ne sauraient pas comment engager la conversation ! ». Certes, conversons alors... Mais force est de constater que de nombreux secteurs de l'économie, des agriculteurs au tourisme en passant par les cafetiers, sont les perdants de ce loto climatique, alors que quelques-uns y trouvent matière à se rejouir comme les électriciens bénéficiant d'une surconsommation d'électricité ou encore les stations des Pyrénées qui ont ouvert leurs pistes de ski pour la toute première fois en juin cette année ! Météo France est en tous les cas très clair sur son bilan du printemps 2013 « après un hiver maussade, la France a connu cette année un printemps particulièrement agité, froid et peu ensoleillé, il s'agit du printemps le plus froid depuis 1987 et l'un des plus pluvieux depuis 1959 avec des précipitations excédentaires de plus de 30 % » et ajoute en clin d'oeil au moral des Français en berne « le soleil y a surtout brillé par son absence ». Le 25 mai dernier, un grand journal soulignant en passant que le record parisien de 3,7°C un matin de mai n'avait pas été vu depuis 1887, titrait « Ce printemps polaire nous pourrit la vie ». En effet y'a plus de saisons, mon bon monsieur...
Une nouvelle zone de danger climatique ?
Alors subissons-nous un simple printemps « pourri » et donc passager ? Où sommes-nous en train de vivre - bien plus encore qu'un dérèglement - le début d'une véritable mutation climatique ?
Le monde est « entré dans une nouvelle zone de danger avec une concentration de CO2 mesurée au-delà des 400 parties par millions (PPM), seuil inégalé depuis l'ère du pliocène il y des millions d'années », a alerté le 13 mai dernier la responsable climat de l'ONU, Christiana Figueres, « le monde doit se réveiller et prendre note de ce que cela signifie pour la sécurité des hommes, leur bien-être et le développement économique », a-t-elle ajouté. Al Gore, lui, avait suggéré à l'époque - comme une prémonition - qu'en dix ans, compte tenu du caractère versatile de certains équilibres naturels lorsqu'ils sont mis à mal, un dérèglement climatique modifiant considérablement la donne était susceptible d'arriver...
Ce qui est sûr, c'est que les prévisions climatiques sont le résultat de modèles mathématiques très complexes - si complexes qu'ils nécessitent l'apport des ordinateurs parmi les plus puissants de la planète - et qu'ils sont encore bien loin d'être complets. Et ces vingt dernières années, les spécialistes se sont surtout concentrés sur l'ajout aux modèles existants des océans, glaces, chimie atmosphérique et aérosols, cycles biogéochimiques du carbone, végétation naturelle... sans vraiment remettre en cause ces modèles. Alors quand de nouvelles données non prévues surgissent, comme par exemple une vitesse de fonte des glaces en Arctique largement sous-estimée ou des événéments climatiques exceptionnels à répétition, il y a de quoi affoler les compteurs de ces modèles...
A nous donc d'intégrer le fait que nous ne comprendrons pas avant un bon moment - le temps de la science - quels sont les éléments de la chaîne qui s'avèrent être en mutation profonde, car les modèles climatiques prévisionnels sont à peine élaborés qu'ils sont déjà dépassés. Par exemple, cet hiver, à la simple question de l'AFP « est-ce que l'ondulation inhabituelle du jet-stream est due aux changements climatiques ? » la réponse de Jim Palmer, professeur de physique du climat à l'Université d'Oxford, est sans détour « nous ne le savons pas, les modèles ne sont probablement pas assez fiables pour nous le dire ».
Un réchauffement extrême moins probable dans la prochaine décennie
Parmi les éléments les plus probables au beau milieu des incertitudes scientifiques, citons la fonte des glaces d'eau douce qui augmente les niveaux de la mer (selon les estimations actuelles, une fonte totale des glaces du Groenland entrainerait une montée de 6,1 mètres des océans et celle-ci atteindrait près de 61 mètres si la calotte glaciaire de l'Antarctique fondait) et modifie la chimie et la salinité des océans, le jet-stream ce ruban d'air qui tourne autour de la planète dans le haute atmosphère a des ondulations suspectes, le courant océanique chaud Gulf stream aurait depuis 2011 divergé de sa route habituelle, une activité volcanique ou sismique en recrudescence depuis plusieurs mois, des éruptions solaires importantes dont même certains experts du Giec affirment qu'elles pourraient avoir une influence sur notre climat, des précipitations et écoulement d'eau importants, et jusqu'à une possible inversion en cours des pôles magnétiques (il y en a eu plusieurs depuis que la vie existe sur Terre) qui pourrait modifier structurellement les courants actuels.
D'ailleurs une équipe d'experts de l'Université d'Oxford précise en mai 2013 dans la revue Nature Geoscience qu'un réchauffement extrême de la planète est moins probable ces prochaines décennies, après de fortes hauses dans les années 1980 et 1990, tout en maintenant que la hausse supérieure à 2° menace toujours à long terme. Les scientifiques s'interrogent donc sur les raisons de ce ralentissement, les émissions de gaz à effet de serre n'ayant en effet cessé de croître ces dernières années.
Beaucoup de scénarios et d'hypothèses sont donc avancés, jusqu'au ministère de la Défense américain qui, il y a une dizaine d'années, a rédigé le très sérieux rapport intitulé « Un scénario de changement climatique brutal et ses implications pour la sécurité nationale des Etats-Unis », prédisant... une ère glaciaire sous peu. « Les exemples passés de brusque changement climatique nous rappellent qu'il est prudent de considérer ce type de scénario comme plausible, d'autant plus que des découvertes scientifiques récentes suggèrent que nous sommes peut-être à la veille d'un tel événement ». Dans ce scénario publié en 2003 et prenant comme modèle ce qui s'est passé sur Terre il y a 8 200 ans, les auteurs prédisent un réchauffement progressif allant jusqu'à 2010 puis un refroidissement - spécialement en Europe et dans la plupart des régions de l'hémisphère nord - dû à un changement du Gulf-Stream. Et « vers la fin de la décennie en 2020, le climat de l'Europe s'apparentera plus à celui de la Sibérie ».
Quant aux Russes, ils ne sont pas en reste, ainsi le chef de secteur des études spatiales de l'observatoire de Poulkovo de l'Académie des Sciences de Russie, Habiboullo Abdoussamatov, a récemment déclaré que la planète avait déjà commencé à refroidir « selon les données que nous avons, les températures vont commencer à baisser de manière stable à partir de l'année 2014 ». Sortez vos parkas et vos chapkas...
La suite sur :
http://www.levif.be/info/actualite/sciences/meteo-vivons-nous-une-mutation-climatique-de-grande-ampleur/article-4000330172349.htm
Vu sur ;
http://fr.sott.net/
La réponse, vous la connaissez déja...
Le Chroniques de Rorschach
lire aussi:
Effet de masse et seuil critique, la fin d'un monde
Any sourceThursday, May 30, 2013
Changement climatique : Un rapport secret du pentagone prévoit un nouvel âge de glace
Il y a prés de 10 ans, le pentagone commandait un rapport afin de connaître les effets qu'entraînerait un brusque changement climatique sur le leadership des États-unis et sur le reste du monde.
Sommes nous en train d'assister à ce scénario aujourd'hui ?
"Un scénario de changement climatique brutal et ses implications pour la sécurité nationale des États unis"
Résumé :
Le but de ce rapport est d’imaginer l’impensable – de repousser les frontières de la recherche actuelle sur les changements climatologiques pour mieux comprendre les implications possibles pour la sécurité nationale des États-Unis. Nous avons interrogé les meilleurs scientifiques dans le domaine de la climatologie, conduit des recherches complémentaires et revu plusieurs fois le scénario avec ces experts. Les scientifiques appuient ce projet, mais avertissent que le scénario dépeint une situation extrême sur deux points importants. Premièrement, ils suggèrent que les événements que nous décrivons arriveraient plus vraisemblablement localement, plutôt que globalement. Deuxièmement, ils disent que l’ampleur des événements pourrait être beaucoup moins importante. Nous avons créé un scénario de changement climatique qui, bien que n’étant pas le scénario le plus probable, est plausible, et pourrait mettre au défi la sécurité nationale des États-Unis de telle façon qu’il devrait être pris en compte dès maintenant.
Les exemples passés de brusque changement climatique nous rappellent qu’il est prudent de considérer ce type de scénario comme plausible, d’autant plus que des découvertes scientifiques récentes suggèrent que nous sommes peut-être à la veille d’un tel événement. Le scénario que nous avons construit s’appuie sur l’événement climatique survenu il y a 8200 ans, qui fut beaucoup plus chaud et plus bref que le Dryas Récent, mais plus rude que le Petit Âge Glaciaire. Ce scénario comporte des hypothèses plausibles concernant les parties du globe qui, selon toute vraisemblance, deviendront plus froides, plus arides, plus venteuses. Mais bien que des recherches intensifiées pourraient aider à affiner ces hypothèses, il n’y a pas moyen de les confirmer sur la base des modèles actuels.
Plutôt que de prédire comment le changement climatique aura lieu, notre intention est de dramatiser les répercussions qu’il pourrait avoir sur la société si nous n’y sommes pas préparés. Quand nous décrivons les conditions météorologiques concrètes et leurs implications, notre but est de faire avancer les discussions stratégiques, plutôt que de prédire précisément et de façon certaine ce qui va probablement arriver. Même les modélisations les plus sophistiquées ne peuvent prédire dans le détail comment les changements climatiques se dérouleront, quelles régions seront touchées et de quelle manière et comment les gouvernements et les sociétés pourront réagir. Néanmoins, il semble y avoir un consensus au sein de la communauté scientifique autour du fait que le cas de figure exceptionnel, décrit ci-après, ne serait pas impossible. Beaucoup de scientifiques vont considérer ce scénario comme extrême, à la fois à cause de son imminence et à cause de l’ampleur, la rapidité et la simultanéité de ces changements climatiques. Mais l’Histoire nous montre que parfois les cas extrêmes arrivent, il y a des probabilités que ce soit le cas, et c’est le travail du DOD (Département of Defense – le Ministère de la Défense) de prendre en compte un tel scénario.
Gardez à l’esprit que ce type d’événement peut durer des décennies, des siècles ou des millénaires, et qu’il peut se déclencher cette année ou bien des années plus tard dans le futur. Dans le scénario d’un brusque changement climatique que nous proposons ici,nous envisageons une période de réchauffement progressif allant jusqu’en 2010 et nous dépeignons les 10 années suivantes, en supposant qu’un brusque changement arrive dans le schéma des conditions climatiques, entraînant un refroidissement comme cela s’est passé il y a 8200 ans.
LE RÉCHAUFFEMENT JUSQU’EN 2010
À la suite du réchauffement le plus rapide qu’ait connu la civilisation moderne en un siècle, on observe pendant les 10 premières années du 21e siècle, une accélération du réchauffement atmosphérique, les températures planétaires moyennes augmentant de2,75°C par décennie et même de 1,1°C par décennie dans les régions les plus durement touchées. De tels changements de température varieront à la fois selon les régions et les saisons à travers le globe, ces variations d’échelle plus fines étant plus ou moins fortes que la moyenne du changement global. Ce qui sera très clair, c’est que la planète poursuivra sa tendance au réchauffement engagée à la fin du 20e siècle.
LA PÉRIODE DE 2010 A 2020
L’effondrement de la circulation thermohaline
Après environ 60 années de lent refroidissement, l’effondrement de la circulation thermohaline commence en 2010, perturbant le climat tempéré de l’Europe, qui existe grâce aux courants chauds du Gulf Stream (le bras de l’Atlantique Nord de la circulation thermohaline.) Les mouvements de circulation océaniques changent, apportant moins d’eau chaude au nord et entraînant un changement immédiat du climat en Europe du nord et dans l’est de l’Amérique du Nord. L’océan Atlantique Nord continue à emmagasiner de l’eau douce provenant de la fonte des glaciers et de la calotte glaciaire du Groenland, et peut-être plus important encore, des précipitations et écoulements d’eau plus importants. Des décennies de réchauffement dans les hautes latitudes ont augmenté les précipitations et ont amené de l’eau douce supplémentaire dans l’eau dense et salée du nord, qui normalement est essentiellement nourrie par les eaux plus chaudes et plus salées du Gulf Stream. Ce courant massif d’eau chaude ne s’enfonce plus très loin dans l’Atlantique Nord. L’effet climatique immédiat est une baisse des températures en Europe et dans la plupart des régions de l’hémisphère nord, ainsi qu’une baisse dramatique des précipitations dans beaucoup de régions agricoles très peuplées. Néanmoins, l’effet de cet effondrement sera ressenti par à-coups, les modèles traditionnels du climat ne réapparaissant que pour être perturbés à nouveau et cela pendant toute une décennie.
Le ralentissement dramatique de la circulation thermohaline est anticipé par quelques chercheurs océanographes, mais les États-Unis ne sont pas assez préparés pour ses conséquences, son imminence ou son intensité. Les modèles informatiques des systèmes climatiques et océanographiques, bien qu’améliorés, ont été incapables de produire une information suffisamment consistante et précise pour les décideurs. Comme les modèles météorologiques changent dans les années suivant l’effondrement, le type de climat que les années futures nous préparent, n’est pas clair. Tandis que quelques-uns prédisent que le refroidissement et la sécheresse sont sur le point de prendre fin, d’autres prédisent un nouvel âge glaciaire ou une sécheresse globale, laissant les décideurs et le public dans une incertitude extrême quant au futur climat et aux actions à entreprendre, si tant est qu’il y en ait. S’agit-il juste d’un mauvais moment à passer, peu signifiant, ou d’un changement fondamental du climat de la Terre, requérant une réponse urgente et à grande échelle de la part des hommes ?
Conditions plus froides, plus sèches et plus ventées pour les régions continentales de l’hémisphère nord
• La sécheresse persiste durant la décennie entière dans les régions agricoles vitales et dans les zones autour des principaux bassins de population en Europe et à l’est del’Amérique du Nord.
• Les températures annuelles moyennes perdent jusqu’à 2,75°C en Asie et en Amérique du Nord et jusqu’à 3,3°C en Europe.
• Les températures augmentent de 2,2°C dans les zones clés dans l’ensemble de l’Australie, de l’Amérique du Sud et de l’Afrique australe.
• Les tempêtes hivernales et les vents d’hiver s’intensifient, amplifiant l’impact des changements. L’Europe de l’Ouest et le Pacifique Nord sont confrontés à une augmentation des vents d’ouest.
Chacune des années de 2010-2020 voit une baisse des températures moyennes dans l’ensemble de l’Europe du Nord, allant jusqu’à plus de 3,3°C de moins en dix ans. La pluviométrie annuelle moyenne diminue presque de 30% dans cette région et les vents sont jusqu’à 15% plus forts en moyenne. Les conditions climatiques sont encore plus sévères dans les régions continentales intérieures de l’Asie et de l’Amérique du Nord.
Les effets de la sécheresse sont plus dévastateurs que le désagrément dû aux baisses de la température dans les zones agricoles et peuplées. Avec la réduction persistante des précipitations dans ces zones, les lacs s’assèchent, le débit des fleuves diminue et l’approvisionnement en eau douce se réduit, mettant en danger les moyens de conservation et épuisant les réserves disponibles d’eau potable. De méga-sécheresses débutent dans les principales régions de la Chine du Sud et en Europe du Nord vers 2010 et perdurent tout au long de la décennie. Dans le même temps, des zones qui étaient relativement sèches pendant les dernières décennies ainsi que des régions habituées traditionnellement à l’agriculture en zones sèches, connaissent plusieurs années durant des précipitations torrentielles et des fleuves qui débordent.
Dans la région de l’Atlantique Nord et à travers le nord de l’Asie, c’est au coeur de l’hiver que le refroidissement est le plus prononcé, en décembre, janvier et février, bien que ses effets se prolongent au cours des saisons, le refroidissement devenant de plus en plus intense et moins prévisible. Alors que la neige s’accumule dans les régions montagneuses, le refroidissement perdure jusqu’en été. En plus du refroidissement et de la sécheresse estivale, la force moyenne du vent augmente à cause d’une circulation atmosphérique qui se localise.
Tandis que les schémas météorologiques sont perturbés au début du changement climatique autour du globe, les effets sont bien plus prononcés en Europe du nord pendant les cinq premières années suivant l’effondrement de la circulation thermohaline. À partir de la deuxième moitié de cette décennie, le froid et les conditions plus rudes s’étendent et pénètrent plus profondément en Europe méridionale, en Amérique du Nord et au-delà. Le nord de l’Europe se refroidit selon un modèle climatique où le froid prolonge la période pendant laquelle le nord de l’océan Atlantique est pris dans les glaces, facteur supplémentaire du refroidissement, ce qui allonge la période des températures hivernales de l’air en surface. Les vents reprennent du fait que l’atmosphère tente de compenser le gradient de température accentué entre le pôle et l’équateur. L’air froid soufflant sur le continent européen provoque des conditions particulièrement dures pour l’agriculture. La combinaison du vent et de la sécheresse est à l'origine de tempêtes de poussière de grande ampleur et de l’appauvrissement des sols.
Les signes d’un réchauffement progressif se dessinent dans la plupart des régions du sud en bordure de l’océan Atlantique, mais la sécheresse ne s’atténue pas. Vers la fin de la décennie, le climat de l’Europe s’apparente plus à celui de la Sibérie.
Les régions : 2010 à 2020
Europe.
Durement frappée par le changement climatique, avec une moyenne annuelle des températures qui chute de 3,3°C en moins d’une décennie et des écarts plus importants encore le long de la côte nord-ouest. Le climat en Europe du Nord-Ouest est plus froid, plus sec et plus venté, la faisant davantage ressembler à la Sibérie. L’Europe du sud connaît de moindres changements mais souffre néanmoins par moment de brusques refroidissements et de rapides changements de température. La réduction des précipitations fait de l’appauvrissement des sols un problème dans toute l’Europe, contribuant à la pénurie alimentaire. L’Europe lutte pour contenir l’émigration des nations scandinaves et de l’Europe du nord à la recherche de chaleur, ainsi que pour refouler l’immigration issue des pays gravement touchés en Afrique et ailleurs.
États-Unis.
Un temps plus froid, plus venté et plus sec rend les saisons de culture et de récolte plus courtes et moins productives dans tous les États-Unis du nord-est, plus longues et plus sèches dans le sud-ouest. Les zones désertiques sont exposées à une recrudescence des tempêtes, alors que les zones agricoles souffrent de l’appauvrissement des sols du fait de l’élévation de la vitesse des vents et de la réduction de l’humidité au sol. L’évolution vers un climat plus sec est particulièrement prononcée dans les États du sud. Comme l’élévation du niveau de l’océan continue le long des côtes, les zones littorales qui étaient en péril pendant la période de réchauffement le demeurent. Les États-Unis se replient sur eux-mêmes, investissant leurs ressources pour nourrir leur propre population, renforcer leurs frontières et gérer la tension mondiale croissante.
Chine.
Avec ses besoins alimentaires élevés étant donnée son importante population, la Chine est durement frappée à cause de ses pluies de mousson devenues aléatoires. Celles-ci, occasionnelles pendant la saison d’été, sont bien accueillies pour l’eau qu’elles apportent, mais elles ont des effets dévastateurs car elles inondent des sols généralement à nu. Des hivers plus longs, plus froids et des étés plus chauds, provoqués par une diminution du refroidissement par évaporation en raison de la réduction des précipitations, diminuent les ressources en énergie et en eau déjà faibles. Une vaste famine entraîne le chaos et des luttes internes, alors que la Chine, froide et affamée, lorgne jalousement sur les ressources énergétiques du côté de ses frontières avec la Russie et les pays situés à l’ouest.
Bangladesh.
Les ouragans persistants et un niveau de la mer plus élevé provoquent d’énormes vagues qui entraînent une importante érosion côtière rendant presque inhabitable une grande part du Bangladesh. De plus, l’élévation du niveau de la mer provoque la contamination des approvisionnements d’eau douce à l’intérieur des terres, créant une pénurie d’eau potable et une crise humanitaire. Une émigration massive se produit, entraînant des tensions en Chine et en Inde, déjà en lutte pour contrôler la crise à l’intérieur de leurs propres frontières.
Afrique de l’Est.
Le Kenya, la Tanzanie et le Mozambique font face au léger réchauffement du climat, mais sont confrontés à une sécheresse persistante. Accoutumés à des conditions climatiques sèches, ces pays ont été les moins influencés par le changement des conditions atmosphériques mais, comme les principales régions de production céréalière sont en difficulté, leur approvisionnement alimentaire est mis à mal.
Australie.
Principale exportatrice alimentaire, l’Australie lutte pour fournir de la nourriture à toute la planète, car les changements moins importants de son climat n’affectent pas sévèrement son agriculture. Mais les grandes incertitudes au sujet du changement de climat dans l’hémisphère sud rendent suspect ce scénario moins préoccupant.
CONCLUSION
Il est tout à fait plausible que d’ici à une décennie un changement brusque et imminent du climat devienne une évidence claire et sûre. Il est également possible que nos modèles nous permettent de mieux en prévoir les conséquences. Dans cette perspective, les États-Unis devront prendre des mesures d’urgence pour empêcher et atténuer certains des impacts les plus importants. L’action diplomatique sera nécessaire pour réduire au minimum la probabilité de conflit dans les zones les plus touchées, les Caraïbes et l’Asie tout particulièrement.
Cependant, dans ce scénario, des mouvements de population massifs sont inévitables. Apprendre à contrôler ces populations, les tensions qui surgissent aux frontières et les réfugiés qui en résultent, deviendra primordial. De nouvelles formes d’accords de sécurité, portant spécifiquement sur l’énergie, la nourriture et l’eau, seront également nécessaires. En bref, alors que les États-Unis eux-mêmes s’en sortiront mieux et ont une meilleure capacité adaptative, ils se retrouveront dans un monde où l’Europe luttera intérieurement, confrontée à des flots de réfugiés se déversant sur ses rivages, et où l’Asie traversera une grave crise par rapport à l’eau et à la nourriture. Bouleversements et conflits seront les caractéristiques endémiques de la vie.
Source originale en anglais : Abrupt Climate Change
An Abrupt Climate Change Scenario and Its
Implications for United States National
Traduction : Paxhumana.info
Des plantes revivent après plus de 400 ans sous la glace !
À l’extrême nord du Canada, des scientifiques ont découvert une végétation cachée sous un glacier depuis plusieurs siècles. Congelées tout ce temps, ces mousses étaient loin d’être mortes et se sont même montrées capables de revenir à la vie.
Le petit âge glaciaire, qui s’est étendu entre le XIIIe et le XIXe siècle, fut marqué par un refroidissement important des hivers et par des étés très courts dans l’hémisphère nord. Durant cette période, l’île canadienne d'Ellesmere, à l’extrême nord du pays, fut engloutie par les glaciers en formation. La végétation de l’île, composée essentiellement de mousses et de lichens, fut alors recouverte par une épaisse couche de glace.
Depuis la fin de cette époque, le phénomène inverse s’est produit et les glaciers n’ont pas cessé de reculer. Sur l’île d'Ellesmere, le glacier Teardrop s’est retiré d’environ 200 m, libérant ainsi la végétation prisonnière de la glace depuis plusieurs siècles. Une équipe canadienne de l’université de l’Alberta a remarqué que certaines des plantes de couleur foncée possédaient de petites tiges vertes en croissance. Ces résultats, publiés dans la revue Pnas, montrent que certains végétaux enfouis sous le glacier de l’île d'Ellesmere pendant plus de 400 ans sont restés vivants !
Les bryophytes (des mousses) retrouvées sur le terrain anciennement prisonnier des glaces appartiennent à des espèces différentes de celles poussant dans les environs du glacier Teardrop. Pour confirmer leur âge, les scientifiques ont réalisé une datation au carbone 14 de la partie ancienne et foncée de ces végétaux. Leurs résultats suggèrent qu’ils ont entre 400 et 615 ans !
Des plantes âgées de plus de 400 ans
Les auteurs ont alors récupéré 24 échantillons de plantes et les ont fait pousser en laboratoire, dans un sol riche en nutriments. En quelques mois seulement, ils ont pu faire revenir à la vie sept des plantes. Selon les auteurs, la congélation des végétaux a permis de les conserver et de maintenir une partie de leurs cellules en vie pendant ces longues années. Des analyses microscopiques plus poussées ont montré que les zones plus âgées des plantes avaient une structure cellulaire intacte, préservée par la glace.
D’autre part, les bryophytes présentent une capacité de totipotence, ce qui signifie que leurs cellules végétales peuvent se différencier en n’importe quelle cellule spécialisée et aboutir à un être vivant multicellulaire. Les glaciers serviraient donc de réservoirs à tout un écosystème végétal pouvant revenir à la vie après une période de températures extrêmement froides. Ces résultats montrent à quel point certaines formes de vie peuvent être persistantes.
Par Agnès Roux, Futura-Sciences
Tuesday, May 1, 2012
UN HUMAIN SUR SEPT CROIT A L'IMMINENCE DE LA FIN DU MONDE
NEW YORK (Reuters) - Près de 15% des Terriens pensent faire de leur vivant l'expérience de la fin du monde, et ils sont près de 10% à penser, conformément à la prophétie maya, qu'elle pourrait se produire en décembre prochain, selon un sondage international réalisé pour Reuters par l'institut Ipsos.
Mais l'enquête, menée dans 21 pays auprès de 16.262 personnes, met en lumière de fortes fluctuations entre les nations: les Français sont les moins enclins à penser que l'apocalypse adviendra de leur vivant (6% seulement), suivis des Belges et des Britanniques (7%).
A l'inverse, ils sont 22% en Turquie et aux Etats-Unis et à peine moins en Afrique du Sud et en Argentine à penser qu'ils vivront la fin du monde.
"Qu'elle soit l'oeuvre de la main divine, d'une catastrophe naturelle ou d'un événement politique, quelle qu'en soit la raison, une personne sur sept pense que la fin du monde arrive", souligne Keren Gottfried, d'Ipsos Global Public Affairs.
"Peut-être est-ce à cause de l'attention médiatique accordée à l'une des interprétations de la prophétie maya", ajoute-t-elle.
Le calendrier maya, qui court sur 5.125 ans, s'achève le 21 décembre prochain. Pour certains, c'est le signe qu'à cette date s'achèvera aussi l'histoire de la Terre. Et pour une personne sur dix, cette prophétie maya est source d'angoisse et de peur.
Le sondage, réalisé en Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Australie, Belgique, Canada, Chine, Corée du Sud, Espagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Hongrie, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Pologne, Russie, Suède et Turquie, souligne également que les catégories à faible niveau d'éducation, les foyers à bas revenus et les moins de 35 ans sont les plus enclins à penser qu'ils vivront l'apocalypse.
Auteur : Chris Michaud; Henri-Pierre André pour le service français
Source : fr.reuters.com
Module mère comment va la terre bleue?
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