"L’homme qui murmurait à l’oreille de Nicolas" va-t-il parvenir à faire avec son successeur ce qu’il n’a pas pu faire avec le précédent ?
Minc après Courbit, va-t-il réussir son coup avec Patino ? Celui qui déclarait, le 24 janvier dernier, face à Arnaud Montebourg le ministre du Redressement productif dans l’émission “des paroles et des actes” sur une chaîne de télé publique France 2 « Il vaut mieux être ouvrier en Allemagne qu’ouvrier en France » ….va-t-il être suivi ?
Rappel :
S’il ne fallait prendre qu’un article parmi la multitude de ceux qui sont sortis à l’époque, le blog CGC Média vous propose celui de Renaud Revel publié sur le site de « l’Express.fr » le 11 avril 2012 et intitulé « France Télévisions: les 48 heures qui ont mis le feu à l'Élysée ».
Voici comment débute cet excellent papier :
« C’est un vent de panique et de colère qui a secoué l’Élysée tout ce week-end. La publication dans la Presse d’informations précises indiquant que le patron d’Europe 1, Alexandre Bompard, était en passe d’être nommé, dans les tous prochains jours, à la présidence de France Télévisions, (ce que j’écris régulièrement depuis des mois), a déclenché une tornade à l’Élysée et obligé Nicolas Sarkozy à réagir au quart de tour... La colère de Nicolas Sarkozy est grande et l’obsédant dossier de la privatisation de France Télévisions Publicité ayant mis le feu aux poudres, il ne peut risquer un début de campagne où l’opposition s’en donnerait à cœur joie.
Rendu furieux par la tonalité critique d’un certain nombre d’articles, (dont un publié sur le site Médiapart) et par de nombreuses fuites en direction de la presse, le Chef de l’État a convoqué samedi soir à la Lanterne une réunion de crise à laquelle ont participé un poignée de conseillers du président, ainsi qu’un représentant du groupe Lagardère dont Alexandre Bompard est le salarié.
Et Sarkozy a tonné. Furieux, il a reproché à ceux qui sont aux premières loges de ce dossier de s’être trop agité, d’avoir trop parlé avant que son choix ne soit définitivement annoncé. Houleuse, cette réunion s’est achevée sur une consigne stricte: plus un mot à l’extérieur ! Et sur une décision: je sursoie à toute nomination….Sarkozy n’est pas le seul à être en colère. Patrick de Carolis, aussi, l’a saumâtre. Aucunement informé des projets de l’Elysée - où le chef de l’Etat n’a pas l’intention de le recevoir - le PDG de France Télévisions a le sentiment de ne déjà plus exister. C’est à Claude Guéant d’ailleurs que reviendra, le moment venu, la tache de convoquer l’intéressé pour lui signifier la fin de la partie.
Il est vrai que si Alexandre Bompard, (photo) dont le nom a été à maintes reprises avancé pour le poste, a fait preuve d’une infinie discrétion, on ne peut pas en dire autant de Stéphane Courbit et d’Alain Minc qui a téléphoné au patron de Lagardère Active, Didier Quillot, afin de lui annoncer qu’il allait perdre le patron d’Europe 1 et qu’il fallait qu’il se cherche un nouveau dirigeant pour la station de la rue François 1er. En coulisses les deux hommes ont œuvré ces derniers jours en prenant de très nombreux contacts dans Paris, avec l’objectif de contribuer à la composition de la nouvelle équipe de France Télévisions: convaincus que l’affaire était "pliée", ils ont foncé. C’était oublié que Nicolas Sarkozy devait d’abord annoncer son choix, avant que les choses ne s’emballent et qu’Alain Minc, Stéphane Courbit et Alexandre Bompard ne prennent les choses en main »…
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